Makongo

VOD / Diffusion en ligne

BIBLIOTHÈQUE OSCAR NIEMEYER

17 rue Jules Lecesne , 76085 LE HAVRE

Gratuit

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Informations complémentaires

À l’occasion de la 21e édition du Mois du film documentaire, les bibliothèques s’associent au festival Cinéma du Réel et à la Cinémathèque du documentaire, et vous proposent une projection en ligne du film Makongo, primé à la dernière édition du festival.

Contact

anne.pomonti@cinematheque-documentaire.org

Pour accéder à la séance : 

Voici le lien pour accéder à la salle virtuelle sur le site de la Vingt-Cinquième heure : https://sallevirtuelle.25eheure.com/seance/3772/218e47d6b2158b56bedd90c75005a877a9a3a19b

Cette séance unique est proposée sur la plateforme La 25ème heure et accessible uniquement le jeudi 26 novembre 2020 à 20h30.

Le périmètre d'accessibilité est de 50 km autour de la bibliothèque, et la jauge de 100 personnes.

Cette séance a lieu dans le cadre de la circulation du festival Cinéma du réel.

 

Année : 2020

Durée : 72

Pays de production : République Centrafricaine, Aragentine, Italie

Production : Daniele Incalcaterra

Pour son premier film, Elvis Sabin accompagne Albert et André, Pygmées Aka de Centrafrique habitant auprès de leur communauté dans un campement en pleine forêt. Seuls scolarisés du village, ils ont décidé de transmettre leurs connaissances en ouvrant des classes dans les villages des Pygmées. Peuple des forêts, cueilleurs hors pairs, ils comptent sur la récolte des chenilles (Makongo) pour financer leur projet mais le monde est contre eux et le film déroule un conte aux héros maudits. Les abîmes de la forêt ne sont jamais assez profonds et les logiques marchandes et de domination se sont infiltrées partout. Le film arpente un territoire où tout semble dû, même au bord du monde l’argent régit. Il faut tout négocier, toujours donner plus, accepter les arnaques pour obtenir un peu et laisser glisser menaces et mépris ordinaire. Car les Pygmées ont été mis au ban, déclassés et sont sans cesse stigmatisés par le reste de la société centrafricaine. Face à elle, la bonté des deux hommes est infaillible et le film les accompagne sans fléchir, attentif à leurs regards éreintés mais jamais découragés, à leurs gestes et à leur persévérance. Ils avancent, sans se plier, à travers l’individualisme et la domination devenus monnaie courante. Le village paraît condamné non pas par les branches et les marécages sans fin mais par le mépris et la soif de richesse prêts à dissoudre ce qu’il reste de communauté. Mais en mettant les enfants sur les bancs et en s’adonnant aux chants polyphoniques qui ponctuent les journées du village, le collectif vibre, repoussant la sentence à demeurer des damnés de la terre.

Clémence Arrivé