Anbessa

Musique originale : Eric K. Skodvin

Année : 2019

Durée : 85 mn

Pays de production : Italie, Etats-Unis

Production : Caitlin Mae Burke

En périphérie d’Addis-Abeba, une opération immobilière a chassé de chez eux des paysans comme Asalif, 10 ans, et sa mère. Très pauvres, ils vivent désormais à l'orée d'une forêt d'immeubles, dans une maison en terre. Le père les a abandonnés. Bidouilleur génial, Asalif hante la décharge pour récupérer et réparer du matériel électronique. Sa mère, elle, tente de lui transmettre les traditions, en lui racontant des histoires ancestrales. Mais les promoteurs rôdent, telles les hyènes qui s'aventurent parfois dans la ville. L'enfant doit aussi affronter les gamins hostiles des immeubles. Il se réfugie fréquemment dans un bar, où il trouve un peu de chaleur humaine, et dans son imaginaire où il devient "anbessa" ("lion" en amharique, langue officielle de l'Ethiopie), le seul animal capable de tenir les hyènes en respect.

La documentariste Mo Scarpelli, qui est aussi photojournaliste, ne lâche pas son frêle mais endurant héros. Semblable à un lutin bleu avec son sweat à capuche pointue, Asalif cherche à s'introduire dans un monde moderne qui les a laissés, sa mère et lui, de côté. Le film bascule parfois dans la fantasmagorie, quand le garçon, enragé, à bout, s'isole et rugit étrangement. Entre fureur et poésie, une immersion poignante dans la psyché d'un enfant doué et solitaire, qui butte sur une société inégalitaire.

Architecture, urbanisme

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