19e ÉDITION NOVEMBRE 2018Organisé par
Images en bibliothèques

Christophe Loizillon aux Ateliers du doc 2018
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Christophe Loizillon

le temps de voir

Christophe Loizillon est l’auteur d’une œuvre documentaire composée de courts et moyens métrages. Dans les années 80 et 90, il s’est particulièrement intéressé au processus de création. Depuis, il explore la relation de l’homme à son corps et à son environnement à travers plusieurs films composés essentiellement de plans séquences. Suite à la master-classe « Pourvu que ça dure ! » organisée par Périphérie en octobre dernier autour du plan-séquence et de l’œuvre de Christophe Loizillon, Images en bibliothèques a souhaité faire écho à cette rencontre en proposant un focus sur le cinéaste et une tournée.

L’Agence du court métrage a acquis les films suivants pour l’occasion.
Pour plus de renseignements sur les films, n’hésitez pas à nous contacter .

à écouter

Rencontre avec Christophe Loizillon autour de ses films Détail, Roman Opalka et Les Mains lors des Ateliers du doc 2018.

3 visages
Camille Rutherford dans 3 visages de Christophe Loizillon ©Les Films du rat

3 visages

de Chrisophe Loizillon

2016 / France / 44’ / Les Films du rat
Le film présente six plans séquences de différents visages. Une petit fille, une jeune fille, une vieille dame vivent une naissance et une mort chacune à leur manière…
Debout(s)

Debout(s)

de Christophe Loizillon

2017 / France / 28’ / Les films du rat
Quels sont ces personnes dont l’activité requiert qu’elles se tiennent debout dans l’attente et une quasi-immobilité ? Le film dévoile, avec une lenteur qui laisse la place à toutes les conjectures, l’image de ces corps, dans un mouvement dont la découverte du visage est l’aboutissement.
Détail - Roman Opalka
Détail - Roman Opalka de Christophe Loizillon

Détail - Roman Opalka

de Christophe Loizillon

1986 / France / 24’ / Les Productions Lazennec, La Sept...
Obsédé par l’idée de visualiser le temps, le peintre d’origine polonaise Roman Opalka (France 1931) prit un jour une décision : il allait durant toute sa vie décompter le temps qui passe. Sur une toile noire, il écrivit à la peinture blanche le chiffre 1. La toile remplie de la suite continue des chiffres, il en prit une autre pour poursuivre. Aujourd’hui est un jour spécial : il va atteindre le nombre des 4 000 000.

Visionner le film sur vimeo
Êtres vivants

Êtres vivants

de Christophe Loizillon

2013 / France / 50’/ Les films du rat
Ce film met en présence dans des plans séquences des hommes, des animaux et des végétaux. C’est un état des lieux de la cohabitation des êtres vivants. La conscience de l’homme d’être vivant parmi d’autres êtres vivants s’amenuise. Peu à peu, nous avons cessé de considérer l’animal et le végétal comme vraiment vivants. Ces haïkus cinématographiques racontent l’histoire de deux escargots traversant une route, d’un bébé et d’un kinésithérapeute, de deux tomates murissant, d’une vache, d’un corps pleurant, des fleurs des champs et des villes.
Eugène Leroy, 1995
Eugène Leroy, 1995 de Christophe Loizillon

Eugène Leroy, 1995

de Christophe Loizillon

1985 / France / 26’ / Agat films & Cie
Le film est construit autour de deux regards croisés : celui d’Eugène Leroy sur sa jeune compagne Marina qu’il peint chaque jour, et celui de Marina sur Eugène qu’elle filme en super 8. Chacun est le modèle de l’autre. Dans ce portrait intime, le cinéaste s’efface pour mieux capter ce double regard, s’imprégner du lieu, et de la parole d’un grand peintre dont la reconnaissance n’a rien changé à cette exigence et à cette passion de la peinture.
Famille
Famille de Christophe Loizillon

Famille

de Christophe Loizillon

2011 / France / 41’ / Les Films du rat
Le film raconte des moments vécus par chacun des membres d’une famille : une femme à son travail, un enfant à l’école, un vieil homme faisant sa toilette, une adolescente et son petit ami, un homme à la maison. Chacun vit sa vie : l’une pleure, l’autre embrasse, le dernier fume une cigarette.
Felice Varini
Felice Varini de Christophe Loizillon

Felice Varini

de Christophe Loizillon

1997 / France / 26’ /Agat films & Cie, Centre Georges Pompidou, Les Films du rat
Felice Varini peint. Felice Varini n’a pas d’atelier. Son cadre : des écoles, des chapelles, des galeries, des banques, des lycées... Sa toile : les murs, les plafonds, les sols... À partir d’un point de vue, il inscrit son œuvre dans ces espaces, les investit, les révèle. "Il faudra bien que j’aille un jour à Lascaux, à Altarriea... voir des gens qui peignent dans des lieux, dans des grottes" dit Felice Varini. La caméra de Christophe Loizillon suit le peintre durant la réalisation de plusieurs de ses œuvres de Paris à New York.
François Morellet

François Morellet

de Christophe Loizillon

1990 / France / 26’ / Les Productions Lazennec, La Sept
François Morellet travaille depuis plus de 35 ans avec des droites, avec des lignes géométriques qui se coupent sur des toiles, des espaces "muséales" sur des bâtiments, dans la nature, dans la ville. Réaliser un film "avec" un artiste, c’est faire se rencontrer l’artiste et le cinéma. C’est-à-dire, mettre en place un dispositif où l’artiste pense son œuvre avec le cinéma, où le cinéaste pense le film avec l’artiste. C’est ainsi que l’idée est venue à Christophe Loizillon de proposer à François Morellet de réaliser des œuvres originales pour le film. François Morellet se rend au musée. Il s’arrête un instant devant un tableau de la série des Trames, remplace le cartel par cet autre : "Ombre de moi-même", puis emporte le tableau sous son bras, ne laissant sur le mur que son ombre ! De pirouette en pirouette, il rebondit ainsi de projet en projet....(Extrait du catalogue Arts plastiques et beaux-arts, Arcanal, 1993.)
Georges Rousse

Georges Rousse

de Christophe Loizillon

1985 / France / 9’ / Film du lagon bleu
Georges Rousse est né en 1948 à Nice. D’abord photographe pour l’industrie et la publicité, il découvre tardivement la peinture. Il déambule dans des lieux désaffectés voués à l’abandon ou à la destruction (Bercy, entrepôts à New York) et peint ensuite, pendant plusieurs jours, une fresque qu’il photographie, puis abandonne le lieu qui sera bientôt détruit.
Homo/Animal

Homo/Animal

de Christophe Loizillon

2009 / France / 29’ / Les Films du rat
À quoi pensent une vache, un cochon, un ours, un chien et deux escargots quand ils sont face à l’homme ?
Homo/Animal est la 2e partie d’une trilogie composée de 3 films courts. Il est précédé par Corpus/Corpus et sera suivi d’Homo/Végétal. Cette trilogie explore les relations qu’entretiennent les êtres humains entre eux et aussi avec les autres formes de vie : animale, végétale. Notre conscience d’être vivant parmi d’autres vivants s’amenuise. Peu à peu, nous avons cessé de considérer l’animal et le végétal comme vraiment vivants.
Homo/Vegetal

Homo/Vegetal

de Christophe Loizillon

2011 / France / 25’ / Les Films du rat
Le film est composé d’une suite de six plans-séquences durant lesquels l’homme et le végétal sont en relation : une fougère et une automobile, deux tomates et une ouvrière, des mains et des fleurs, un arbre flottant dans la nuit, des légumes et des mains, un arbre dans le vent.
Homo/Végétal est la 3e partie d’une trilogie composée de 3 films courts. Il est précédé par Corpus/Corpus et Homo/Animal.
Cette trilogie explore les relations qu’entretiennent les êtres humains entre eux et aussi avec les autres formes de vie : animale, végétale. Notre conscience d’être vivant parmi d’autres vivants s’amenuise. Peu à peu, nous avons cessé de considérer l’animal et le végétal comme vraiment vivants.
Les Mains
Les Mains de Christophe Loizillon

Les Mains

de Christophe Loizillon

1996 / France / 20’ / Agat Films, France 2
Charly, René, Katiga, Zinedine et Madeleine racontent en quelques minutes l’histoire de leurs mains, filmées en plan fixe, posées sur une table qui leur est familière. Cinq connaissances du réalisateur sont invitées à présenter leurs mains, et rien d’autre, à la caméra. Les récits que suscite cette situation peu conventionnelle dévoilent des souvenirs sensuels et des douleurs enfouies. Les mains, rendues à une certaine indépendance, se joignent, s’agitent et dansent
Les Pieds
Les Pieds de Christophe Loizillon

Les Pieds

de Christophe Loizillon

1999 / France / 37’ / Agat films & Cie, Les Films du rat, France 2
Le 21 juillet 1969, le réalisateur voit le premier homme poser son pied sur la lune. Il rêve qu’en l’an 2000, il ira sur la lune. En 1999, ne pouvant réaliser son rêve, il décide d’aller à la rencontre de quelques inconnus sur cette terre, au Mali, au Japon, en Palestine et en France. Il filme exclusivement leurs pieds et recueille, de chacun, les histoires qui y sont attachées. Un homme évoque la capacité sans faille de ses pieds nus à le guider, une autre décrit son bonheur à sentir qu’elle "se tient debout sur le crâne de la Terre".
Les Sexes
Les Sexes de Christophe Loizillon

Les Sexes

de Christophe Loizillon

2017 / France / 45’ / Les Films du rat
Le film est composé d’une suite de plans-séquences sur les sexes de quelques personnes qui nous racontent l’histoire et la vie de leur sexe.
Les Visages

Les Visages

de Christophe Loizillon

2003 / France / 27’ / Les Films du rat
Neuf visages parfaitement silencieux se suivent en plan fixe. Parviendra-t-on à capter le flux de leur pensée en les filmant ?