18e ÉDITION NOVEMBRE 2017Organisé par
Images en bibliothèques

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Focus sur Nicolas Philibert

La revue Images documentaires et Images en bibliothèques proposent un parcours autour de l’œuvre de Nicolas Philibert avec huit de ses films et une carte blanche offerte au réalisateur sur le thème de l’enfance.

Une proposition élaborée avec Catherine Blangonnet et la Revue Images documentaires.

La Ville Louvre

La Ville Louvre

Nicolas Philibert

France / 1990 / 85’ / Les films d’ici

À quoi ressemble le Louvre quand le public n’y est pas ? Pour la première fois, un grand musée dévoile ses coulisses à une équipe de cinéma : on accroche des tableaux, on réorganise les salles, les œuvres se déplacent, les gardiens essaient leurs nouveaux costumes... Peu à peu, des personnages apparaissent, se multiplient, se croisent pour tisser les fils d’un récit. Des ateliers de restauration aux galeries souterraines, des réserves de sculptures à la Joconde qu’on époussette, le film nous fait découvrir la vie secrète d’un des plus grands musées du monde.

Le Pays des sourds

Le Pays des sourds

Nicolas Philibert

France / 1992 / 99’ / Les films d’ici

À quoi ressemble le monde pour des milliers de gens qui vivent dans le silence ? Quiconque s’est aventuré au pays des sourds aura été frappé par l’étrangeté de cette chorégraphie de signes qui leur permet de s’exprimer. Ce film raconte l’histoire des sourds et de la langue des signes et nous fait voir le monde à travers leurs yeux.

Un animal, des animaux

Un animal, des animaux

Nicolas Philibert

France / 1994 / 52’ / Les films d’ici

La galerie de Zoologie du Museum d’histoire naturelle de Paris était fermée au public depuis un quart de siècle, laissant à l’abandon des centaines de milliers d’animaux naturalisés : mammifères, poissons, reptiles, insectes, oiseaux, batraciens, crustacés, mollusques... Tourné au cours du chantier de rénovation de la galerie (de 1991 à 1994), le film raconte la résurrection de ses étranges pensionnaires.

UN ANIMAL DES ANIMAUX from Les Films d'Ici on Vimeo.

La Moindre des choses

La Moindre des choses

Nicolas Philibert

France / 1997 / 105’ / Les films d’ici

À deux heures de Paris, quelque part entre Blois et Chambord, la clinique psychiatrique de La Borde n’est pas une institution ordinaire. Ici, le premier des droits est celui de vagabonder. Pas de blouses blanches non plus. Rien qui distingue à priori les soignants des soignés. À La Borde, soigner ce n’est pas seulement donner des médicaments, c’est prêter attention au moindre détail, prendre soin du quotidien et redonner son sens premier au mot "asile" : celui d’un abri contre le danger. À travers ce film, il s’agira moins de décrire les rouages d’une institution que de rendre compte de l’esprit si particulier qui habite ce lieu, de cette attention extrême que chacun porte aux autres. Au-delà de la vie à La Borde, des mille petits riens du quotidien, la colonne vertébrale de ce film est constituée par l’aventure théâtrale dans laquelle se lancent chaque année pensionnaires et soignants. Cette année, il s’agit d’une comédie de Witold Gombrowicz, "Opérette", avec des parties chantées, des musiciens et, au milieu, un grand bal costumé.

Etre et avoir

Etre et avoir

Nicolas Philibert

France / 2002 / 104’ / Maïa films

Une école à classe unique au cœur de l’Auvergne : tous les enfants du village sont regroupés autour d’un seul maître, de la maternelle au CM2. Entre repli sur soi et ouverture au monde, ce groupe hétéroclite partage son quotidien pour le meilleur et pour le pire.

Retour en Normandie

Retour en Normandie

Nicolas Philibert

France / 2006 / 113’ / Les films d’ici

À l’origine de ce film, il y en a un autre. Celui que le cinéaste René Allio tourna en Normandie en 1975 d’après un fait-divers : "Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma soeur et mon frère." "J’avais 24 ans. René Allio m’avait offert le poste de premier assistant à la mise en scène. Tourné à quelques kilomètres de l’endroit où le triple meurtre avait eu lieu 140 ans plus tôt, ce film allait devoir une grande part de sa singularité au fait que la plupart des rôles avaient été confiés à des paysans de la région. Aujourd’hui, j’ai décidé de retourner en Normandie, à la rencontre des acteurs éphémères de ce film. Trente ans ont passé." (Nicolas Philibert)

Nenette

Nenette

Nicolas Philibert

France / 2009 / 54’ / Les films d’ici

Née en 1969 dans les forêts de Bornéo, Nénette vient d’avoir 40 ans. Ce n’est pas rien... Il est rare qu’un orang-outan atteigne cet âge-là ! Pensionnaire à la ménagerie du Jardin des Plantes - à Paris - depuis 1972, elle voit, chaque jour, des centaines de visiteurs défiler devant sa cage. Naturellement, chacun y va de son petit commentaire...


Nénette (Nicolas philibert) par editionsmontparnasse

La Maison de la radio

La Maison de la radio

Nicolas Philibert

France / 2012 / 103’ / Les films d’ici

Une plongée au cœur de Radio France, à la découverte de ce qui échappe habituellement aux regards : les mystères et les coulisses d’un media dont la matière même, le son, demeure invisible.

Carte blanche - La trilogie Bill Douglas

My Childhood / My Ain Folk / My Way Home (72’)

Bill Douglas

My childhood (1972 / 46’)
Vêtements déchirés et visage barbouillé de suie, Jamie, 8 ans, serre comme un trésor le bout de charbon qu’il vient de voler sur un terril. L’hiver 1944 est rude à Newcraighall, une triste cité minière des environs d’Édimbourg. Enfant illégitime, Jamie ne connaît pas son père. Depuis que sa mère a été placée à l’asile, le gamin vit avec Tommy, son frère aîné, chez leur grand-mère, une femme usée par la vie. Tenaillé par la faim, Jamie galope, chaparde, s’enfuit. Dans les champs où il vagabonde, il glane auprès de Helmuth, un prisonnier de guerre allemand, un peu d’affection…

My ain folk (1973 / 55’)
La guerre vient de s’achever mais la mort de leur grand-mère laisse Jamie et Tommy privés de tout soutien. Nés de pères différents, les deux enfants vont pour la première fois être séparés. Alors que Tommy est placé en pension par son géniteur, Jamie est recueilli par le sien, un homme falot qui ne l’a jamais reconnu. La cohabitation se révèle d’autant plus difficile que sa grand-mère paternelle, acariâtre et sadique, n’a de cesse de le tourmenter…

My way home (1978 / 61’)
Malgré la bienveillance du directeur à son égard, l’adolescent finit par accepter de retourner vivre avec son père. Mais, une fois encore, ce dernier le délaisse. Après s’être enfui, Jamie est hébergé un temps dans un centre de l’Armée du salut. Parti effectuer son service militaire en Égypte, il fait la connaissance de Robert, un Anglais de bonne famille passionné de littérature…


TRILOGIE BILL DOUGLAS : MY CHILDHOOD ET MY AIN... par vodkaster

Carte blanche - Le Pain et la rue

Le Pain et la rue

Abbas Kiarostami

Iran / 1970 / 11’
Un petit garçon doit ramener le pain à la maison. Mais comment faire pour passer devant un gros chien qui lui barre la rue et qui lui fait peur ?
Carte blanche - Trois films de Johan Van der Keuken

Beppie / Les vacances du cinéaste / Herman Slobbe, l’enfant aveugle

Johan van der Keuken

Beppie (1065 / 38’)
Beppie a dix ans. Issue d’un milieu ouvrier, c’est une vraie gamine d’Amsterdam, drôle, pleine d’esprit. Spontanée, elle raconte pendant plusieurs mois ses aventures au cinéaste qui la suit dans sa vie quotidienne. Avec une totale liberté d’approche et d’émotion personnelle devant son sujet, Johan van der Keuken élabore en même temps qu’un portrait de l’enfant celui de la ville.

Les vacances du cinéaste (1974 / 39’)
A Tournebouix, un petit village dépeuplé de l’Aude où un vieux couple confie ses souvenirs d’un autre temps - la guerre, la maladie, la mort -, le cinéaste construit son film comme un recueil d’images autonomes, qui, réunies, composent son univers mental : le bonheur familial, fragments de quelques-uns de ses films antérieurs, hommage au saxophoniste Ben Webster, deux poèmes de Remco Campert et Lucebert, un portrait du cinéaste qui lui avait appris la photographie dès l’âge de douze ans, des événements politiques de l’actualité (la chute de la dictature des Colonels en Grêce, la révolte des paysans français).

Herman Slobbe, l’enfant aveugle (1966 / 29’)
Johan van der Keuken a réalisé un premier film de 30 minutes dans une institution d’enfants aveugles. Au cours du tournage, il remarque Herman Slobbe auquel il consacre un deuxième film. La forte personnalité d’Hermann se double d’un rapport exceptionnel à la jouissance. Les aveugles apparaissent souvent comme des êtres introvertis, celui-ci s’éclate en permanence que ce soit dans une recherche sonore éperdue ou dans d’autres challenges. En bon cinéaste, Johan van der Keuken intègre la force d’un tel désir : Herman devient le reporter du film, change de rôle, n’est plus objet. Mais un autre sujet - des événements politiques graves - sollicite le cinéaste. Il adresse à Herman "un adieu, charmante petite forme" et passe déjà concrètement aux premières images de son prochain documentaire. Certainement l’un des films les plus forts, les plus justes de Johan van der Keuken.
Carte blanche - Récréations

Récréations

Claire Simon

France / 1993 / 54’ / Les films d’ici

"Il existe une sorte de pays, très petit, si petit qu’il ressemble un peu à une scène de théâtre. Il est habité deux ou trois fois par jour par son peuple. Les habitants sont petits de taille. S’ils vivent selon les lois, en tout cas, ils n’arrêtent pas de les remettre en cause, et de se battre violemment à ce propos. Ce pays s’appelle "La Cour", et son peuple "Les Enfants". Lorsque "Les Enfants" vont dans "La Cour", ils découvrent, éprouvent la "force de sentiments ou la servitude humaine", on appelle cela “La Récréation". (Claire Simon)


Récréation (Claire Simon) par culture-gouv

Carte blanche - Les Trois soeurs du Yunnan

Les trois soeurs du Yunnan

Wang Bing

Hong Kong, France / 2012 / 147’ / Album productions

Trois sœurs, Ying (10 ans), Zhen (6 ans) et Fen (4 ans) vivent seules dans un petit village dans la région montagneuse du Yunnan. Leur père travaille dans la ville à quelques centaines de kilomètres le long de la montagne et leur mère les a quitté il y a longtemps. Les petites filles ne vont pas à l’école, passent leurs journées à travailler dans les champs ou se promener dans le village. Calme et patiente, Ying prend soin de ses deux sœurs et travaille la plupart du temps sur le terrain. Parfois, elles aident leur grand-père et leur tante en échange d’un repas. Un jour, le père revient de la ville. Inquiété de constater que ses filles ne grandissent sans quelqu’un pour prendre soin d’elles, il décide de prendre avec lui les plus jeunes et laisse Ying seule sous la supervision de son grand-père. Ying doit maintenant s’adapter à une vie encore plus solitaire.


Les Trois Soeurs du Yunnan - Extrait VO par PremiereFR